departamento de francés

 

 

 

 

 

 

 

LES RÊVES DE MINUIT

 Cette nuit-là, je n’entendais que le chant d’un hibou qui traversait le ciel. C’était minuit et j’étais déjà au lit. J’ai signé « Manuel » dans la dernière page de mon journal. Je me suis endormi un peu inquiet et je ne savais pas pourquoi. Il y avait quelque chose en moi qui bouillait, mais je ne savais pas ce que c’était. Le sommeil est arrivé avec la fatigue de mes pensées.

Paris… la ville, les gens, les monuments, l’architecture, l’art, la musique…, j’aime Paris ! Je m’appelle Nathalie et je me promène aux Invalides. Je travaille à l’Hôtel du Centre, un petit hôtel dans la rue du même nom et où je suis veilleuse de nuit. Soudain, je passe devant une vitrine et je me vois en mini-jupe . Mon dieu ! je ne comprends rien ! je m’appelle Manuel et je suis espagnol ! Qu’est-ce que je fais avec cette jupe, cette jupe si courte ! J’ai eu honte et j’ai commencé à courir. Tout le monde me regardait. Je ne savais pas si on me regardait parce que je courais comme un fou ou parce que j’avais de belles…

Un bruit m’a réveillé. C’était les ronflements de mon frère qui dormait dans la même chambre que moi. Mes draps étaient par terre et j’étais trempé de sueur. Je suis allé à la cuisine boire un verre d’eau et je me suis recouché. J’étais tellement fatigué que je me suis rendormi tout de suite.

Je me promenais par la Porte de Brandebourg seul, sous la pluie, quand j’ai entendu : « Hans » ! Quelqu’un que je ne connaissais pas m’interpellait. Il s’est approché de moi, mais je ne pouvais pas voir son visage caché par un grand parapluie d’une centaine de couleurs. C’était comme un point de bonheur, d’allégresse dans cette ambiance grisâtre de Berlin. Je croyais voir dans son parapluie bariolé une grande carte, mais je n’arrivais pas à savoir de quel continent il s’agissait. Il fredonnait une chanson qui me rappelait un compositeur classique, que j’avais entendu quelque part, mais où ? Ah, oui ! En Espagne : « El Himno a la alegría ».

Je le voyais , je l’attendais. J’avais envie  de connaître cette personne qui chantait sous la pluie et qui venait vers moi comme un arc-en-ciel. Il s’approchait, je pouvais même voir son menton et sa bouche. Il avait de beaux lèvres. J’étais nerveux, j’allais savoir qui c’était…

Aïe ! Ouille !  J’ai senti un grand coup dans ma tête. Lorsque j’ai ouvert les yeux, j’étais par terre. J’étais tombé du lit. J’ai allumé, j’ai pris mon journal et j’ai écrit aussi à la dernière page : « L’Europe c’est ça : avoir toutes les nationalités sans en avoir aucune »

 

 

 

 

 

 

PRIMER PREMIO DEL CONCURSO 2003 CASTILLA Y LEON Y EMBAJADAS DE FRANCIA Y ALEMANIA

¡Dibujame Europa!  Mal Europa! Dessine-moi l’Europe !

Texto creado por alumnos de 2º de bachillerato

 

le coin de l'élève et l'utopie

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